Où il s’agit de continuer à former et d’apprendre sur la collecte

La création d’une Coopérative a été une première étape nécessaire. Il a fallut aussi expliquer et sensibiliser les éleveurs à la démarche du commerce équitable ensuite. L’intérêt de l’initiative était bien entendu de leur donner les armes pour eux-mêmes commercialiser une fibre qui leur appartient en propre et de récolter les bénéfices de leur savoir-faire.

Le travail ne s’est pas arrêté là. A plusieurs reprises dans le courant des mois de mai et juin, les collaborateurs d’Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières en Mongolie se sont déplacés sur le terrain pour organiser la collecte et coordonner des formations. Ces déplacements n’auraient pû se faire sans l’aide de Bayarmagnai, le président de la Coopérative. Il est mongol, connaît les éleveurs personnellement et leur manière de faire.

L’organisation de la collecte a été un très bel exercice. Outre les détails pratiques et logistiques, elle nous a permis de comprendre davantage le terrain.

La toute première laine collectée

Le yak crée à la fin de l’automne un fin sous-poil qui lui permet de faire face aux températures extrêmes de l’hiver mongol (-40° n’est pas rare). Fort logiquement, les jeunes yaks de un et deux ans, parce qu’ils sont les plus fragiles, font davantage de duvet que les adultes. Non seulement ils en font davantage mais leur duvet est d’une meilleure qualité lorsqu’il s’agit de la filer et d’en faire des produits finis. Mais il y a un revers à la médaille : le jeune yak est fragile à la sortie de l’hiver et le printemps est capricieux quant à la météo. Il faut donc toute l’expérience de l’éleveur pour savoir quand commencer à peigner pour ne pas peigner trop, une contre-attaque de l’hiver étant toujours possible. Cela nous a fait également comprendre pourquoi la récolte était différée en fonction des régions et de leur géographie, la météo devenant clémente plus tardivement à certains endroits.

Les formations au peignage qu’AVSF a organisées furent un autre temps fort. Jusqu’il y a peu, les éleveurs se contentaient de couper le poil de yak pour souvent le transformer en feutre à yourtes. Mais couper le poil, c’est augmenter considérablement la proportion de grosses fibres et diminuer la longueur du duvet : deux choses qui sont problématiques lorsqu’il s’agit de transformer la matière et d’en faire un produit de grande qualité. Depuis plusieurs années maintenant, AVSF (et aussi d’autres ONG) forment les éleveurs à la pratique du peignage. Quelques gestes simples et de l’huile de coude permettent d’augmenter les rendements en usine de manière considérable, d’augmenter le prix de vente et donc de faire progresser les bénéfices pour les éleveurs.

 

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Une réflexion sur “Où il s’agit de continuer à former et d’apprendre sur la collecte

  1. merci pour ces merveilleuses explications ! je suis venue sur ce site par le biais d’une blogueuse qui a utilisé la laine de Yak et a été emballée… après le reportage de votre site… je suis trés intéressée par la démarche humanitaire… et du coup je vais acheter cette laine surtout par rapport à vos objectifs d’association !!!! car évidemment à l’île de la Réunion je ne pourrai porter unpull qu’en allant de temps en temps en métropole pour des formations !!!
    vraiment c’est super ce que vous faites !!!!!
    une bonne année à toute l’équipe et longue vie à vos projets !!!!
    amicalement
    domy

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