Collecte, suite et fin – du fourgon russe au camion russe

Tâche ingrate et fatigante : la collecte proprement dite auprès des collecteurs et l’acheminement des fibres brutes en fourgon d’abord vers Tsetserleg puis en camion vers la capitale Ulaanbaatar.

Dans le sum de Tsakhir, pesée et traçabilité des derniers 100kg de laine à collecter

Cette matière, très gonflante, prend beaucoup de volume, contraignant à de nombreux aller-retours. Beaucoup de poussière aussi et, le printemps s’étant définitivement installé, la chaleur aura été également de la partie. Les pistes, défoncées par les récentes pluies, auront fait baisser la moyenne à 20 ou 30km/h : la Mongolie aura rarement été aussi grande…

il en reste dans le garage !!!!

Ces trajets se sont combinés aussi à un travail de suivi administratif qui a permis d’assurer la traçabilité des fibres ainsi qu’une comptabilité précise.

Et en même temps, quel bonheur de voir les sacs de fibres s’entasser, fruits de plusieurs mois de labeur en terme d’organisation pour la Coopérative mais surtout d’un hiver mongol et d’un cycle biologique tout entier. Après les -40°, la vie va reprendre son court, un peu d’argent affluer. Car la soudure entre hiver et printemps est toujours difficile : outre la mort des animaux due au climat (l’hiver a été particulièrement rude et long cette année) mais aussi aux attaques de loup, les éleveurs n’ont plus eu de rentrée depuis des mois. Avec le soleil et les températures clémentes commence le travail laborieux et arrive un peu d’argent : agnelage et traite des brebis mais aussi des yaks, peignage des chèvres à cachemire et bien entendu des… yaks. Du fromage  sèche sur le toit des yourtes, l’on déguste et vend du lait et très bientôt de l’aïrak sera bu, le fameux lait de jument fermenté, véritable champagne de Mongolie.

A la Coopérative, l’on pousse un premier « ouf » de soulagement : 1,7 tonnes de fibres de yak peignées ont été récoltées. Un premier succès qui annonce encore beaucoup de travail.

Il est temps de faire transporter cette belle matière à Ulaanbaatar. Chose faite à l’aide d’un chauffeur, de son assistant et d’un camion russe Zil 130, sorti d’un autre âge, bleu ciel, comme on en voit beaucoup ici et pas même éreinté par ses centaines de milliers de kilomètres de piste.

camion et fourgon : russes

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